Junk Food & Street Food, à Londres

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Le premier soir, arrivés à King Cross, il nous fallait traverser Londres pour nous rendre à Cutty Sark afin de récupérer les clés de notre appartement à Notting Hill. Google Map annonce 17 miles, 57 minutes : est-ce ceci que nous appelons l’humour anglais ?

Il nous aura déjà fallut plus d’une heure pour rejoindre le point de rendez-vous. Une fois les clés en poche, la faim commence à se faire sentir. Mais sur Creek Road, au cœur du quartier de Greenwich un vendredi à 23h30 nous avons le choix entre un Subway, un kebab, ou un restaurant asiatique. Nous finissons par prendre une table au Tai Won Mein. Ne vous fiez pas aux nombreux avis positifs en ligne : ici vous pourrez manger de la viande baignée dans du sirop de glucose, rien de plus. Mais nous sommes heureux d’être à Londres, et le week-end ne fait que commencer.

Sucre, viande panée, riz, poivrons, sucre.
Sucre, viande panée, riz, poivrons, sucre.

Le lendemain, nous flânons dans le quartier. Le marché de Portobello, au cœur de Notting Hill, est notre première destination. Nous déjeunons d’un trio gagnant muffin-bacon-coffee sur le pouce et profitons du soleil en longeant les façades aux maisons colorées.

Pâtisseries du marché de Portobello
Pâtisseries du marché de Portobello
Notting Hill
Notting Hill

Nous sommes à la recherche d’une célèbre librairie du quartier au nom charmant : Books for Cooks. Nous demandons notre chemin et trouvons ce coin de paradis, au 4 Blenheim Crescent, Notting Hill, London W11 1NN.

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Comme toujours, le paradis sonne comme un parfait enfer. Une boutique charmante, des milliers de références, une envie de tout acheter. Au fond du magasin, un salon de thé où il est possible de déguster gâteaux, cup-cakes et autres muffins. Je regrette déjà mon petit déjeuner : c’est ici que nous aurions dû commencer la journée. Tant pis, je n’ai plus qu’à me consoler côté bouquin… Je m’offre l’ouvrage English Cooking : A New Approach, de Rupert Croft-Cook, 1960. Je tiens bon face à A Culinary History of New Orleans, de Tom Fitzmorris et aux livres sur les Burgers ou les Breakfasts. Fuyons, directions Brixton Market.

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Brixton Market est connu pour sa nourriture des îles tropicales, caribéennes ainsi que pour son marché de puces et de pâtisseries maison. La musique jamaïcaine résonne dans les arcades du marché couvert où nous déambulons entre les montagnes de manioc et de bananes plantains. Les restaurants indiens, japonais, cubain, italiens commencent à ouvrir leurs portes et à déployer leurs terrasses.

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Au bout d’une allée, attirés par l’odeurs des oignons grillés et du cheddar fondu, nous poussons la porte du Honest, haut lieu du burger à Brixton Village.

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Une fois les batteries rechargées et le cholestérol au top de sa forme, nous quittons Brixton pour Covent Garden. Le trajet en bus nous permet de voir le Parlement, la Tamise, Westminster : j’ai déjà le sentiment que ces deux jours vont passer trop vite.
Nous nous baladons, longtemps, dans les rues de la ville. Assez longtemps pour que nos corps de réclament qu’une seule chose : de l’alcool ! Nous nous installons dans un pub sur Kingly Street et commandons un whisky-limonade et un rhum-limonade. Boire les après-midi en Angleterre, sur une banquette capitonnée : de quoi ne plus jamais vouloir rentrer à Paris.

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Nous avons en poche nos places pour un musical au Aldwych Theatre : ce soir nous allons voir Top Hat. Je connaissais le film, avec Fred Astaire et Ginger Rogers mais c’est mon premier spectacle du genre. C’était tout simplement incroyable. En revanche, nous ne dînons ce soir là que d’une simple glace, picorée durant l’entracte.

Kristen Beth Williams & Gavin Lee
Kristen Beth Williams & Gavin Lee

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Aucune photo de ce qui a suivi après le spectacle mais en résumé : nous avons filé dans une boite vers High Street Kensington. L’endroit est un chalet suisse, les serveurs sont en habit de tyrolien et les filles sont toutes cousines avec Heidi. On nous a servi des shots sur des skis en bois et nous avons bu dans une sorte de chaussure de ski flanquée de pailles, surement fluorescentes. En sortant du taxi qui nous ramène à l’appartement, un détour satanique par une épicerie toute aussi diabolique : les repas nocturnes sont les plus odieux !

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Je me suis réveillée avec un bouquetin tamponné sur le bras et grosse cloche qui carillonnait dans mon lobe frontal, mais il fallait bien reprendre nos routes de touristes pressés. Direction Liverpool Street Station et le Brike Lane Market. Les murs du quartier sont un enchantement pour les amateurs de Street Art. Nous marchons, beaucoup, avant de tomber par hasard sur le Sunday Up Market et ses étalages de nourritures. Ici, la street food est partout et les odeurs sont délicieusement insoutenables pour nos petits corps déjà affamés.

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Pour le déjeuner, nous avons gravement péché… Mais la musique crachée par les fenêtre du Diner de Shoreditch nous attire à l’intérieur. Il prend un burger, comme toujours. Je me commande pour ma part un pur attentat diététique…

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Coupables mais heureux, nous finirons par récupérer nos valises à Notting Hill avant d’aller prendre le thé chez Eva, vers Camden. Il sera bientôt l’heure de reprendre l’Eurostar et de rentrer à Paris. Gare de King Kross, nous dépensons nos dernières pièces chez Marks & Spencer avant d’embarquer. Dernier repas dans le train. Je n’ai pas envie de rentrer, je n’ai même pas envie de manger… mais bon, moi j’ai des Fruit tella pour le dessert.

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C’était définitivement trop court ce week-end. Cet anniversaire d’un an d’histoire à deux inaugure une tradition de séjours à l’étranger. J’ai cru l’entendre dire « on pourrait aller à New-York l’année prochaine…« . Après avoir su apprécier le romantisme certain de cette proposition, j’ai vu perler devant mes yeux le jus d’un burger américain… Vivement les deux ans !

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11 réflexions au sujet de « Junk Food & Street Food, à Londres »

  1. Tentatrice… ca me donne encore plus de visiter Londres que je ne connais pas du tout ! Merci pour les adresses que je retiens en cas de voyage avec le viking.
    On part 8 jours à Prague cet ete, je te donnerai des nouvelles de la nourriture tcheque !

    1. Oh Prague oui ! Je veux bien des adresses là-bas. Pour les 3 ans peut-être :p
      Profitez bien, bisous au Grand Blond avec une chaussure noire.
      Bisous ma jolie.

  2. La boite de South Ken dont tu parles s’appelle Bodo’s Schloss. Si on arrive suffisament tot, on peut voir le restau-bar se transformer en boite de nuit: les murs interieurs en bois sont demontes par les serveurs et serveuses tyrolien(ne)s, et la piste de danse est ouverte. Ambiance tres sympa.

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